CHIFFRES

Au-delà de 10, difficile pour un éleveur de compter ses moutons, d’où l’invention des chiffres, qui permettent d’objectiver et de donner du poids à tel ou tel argument. Ils sont les outils indispensables aux politiques. Les chiffres "rassurent", parce que les chiffres ne mentent pas. "On peut débattre de tout sauf des chiffres" dit la campagne de vaccination anticovid !

Mais on connaît aussi la phrase "les chiffres, on peut leur faire dire n'importe quoi !" L'emploi des chiffres est sujet à caution, et l'on peut facilement tomber dans la fascination des chiffres. Un chiffre en lui-même n'est porteur d'aucun sens.

On oublie qu’ils dépendent d'une échelle de mesure répondant à une question que le chercheur veut bien se poser. On peut changer l’échelle, on peut changer l’angle de vue. On peut en aval interpréter les chiffres de plusieurs façons. La crise du coronavirus nous aura "comblé" de chiffres et illustre le propos. Par exemple : l'augmentation du nombre de malades en août 2020 reflète-t-elle la réalité ou est-elle la simple conséquence de l'augmentation du nombre de tests (donc l'augmentation des questions que le chercheur se pose) ?

En matière de santé (et de vaccination), c’est l’overdose des chiffres, qu’il faut prendre avec des “pincettes” surtout s’ils émanent des éprouvettes des labos. Une nouvelle fois, je vous renvoie à la lecture sur la mise au point du Gardasil, expliquée par Nicole et Gérard Delépine. Une histoire où les comptes ne sont pas toujours bons….

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