Comment est-ce possible ?

Absurde ?

Il peut paraître incroyable, voire absurde aux yeux de certains, d'être opposé à la vaccination pour soi-même ou ses enfants, au 21ème siècle et au pays de Pasteur ! Je souhaite témoigner de mon parcours, pour permettre à chacun de tenter de comprendre mon point de vue.

 

Mon histoire est banale, et sans drame. Ce n'est pas le cas de certains militants d'Alis. Certains ont été frappés de près par des accidents vaccinaux : leurs enfants ou eux-mêmes directement, dont Bernard qui a contracté la tuberculose comme d'autres camarades à l'école après un test de cuti rocambolesque, ce qu'il décrit dans un livre témoignage. 

Premières naissances, 1er vaccins

En 2000 et 2002, mon épouse et moi avons eu nos deux premiers enfants. Dès l'âge de 2 mois, c'est le début des vaccins (BCG, puis pentacoq et infanrix). Un fort accès de fièvre pour le 1er enfant, et c'est tout. Je ne me suis posé aucune question. J'ai fait confiance au pédiatre et puis ensuite aux médecins. Ces praticiens veulent bien faire. La santé du 2ème enfant a été plus compliquée : bronchiolite, laryngites... célestene et antibiotiques, très tôt.

Des fous furieux !

Nous fréquentions alors un autre couple qui avait une autre approche de la santé. Je me souviens particulièrement d'une discussion à la sortie de l'école : "Nous, on a décidé de ne pas vacciner nos enfants !". Je suis resté bouche bée, à la fois étonné par cette annonce et ne sachant rien sur le sujet. Mais je n'en pensais pas moins : c'étaient "des fous furieux" ! Pourtant, tous deux étaient très diplômés, et bienveillants envers leurs enfants. Les jugements sont faciles, n'est-ce pas ? Sur leurs conseils, nous sommes allés voir un médecin homéopathe. Nous n'avions pourtant aucun grief quant à notre praticien conventionnel, juste marre que notre 2ème enfant n'aille pas mieux.

Le premier choc

Ce médecin nous a posé de suite la question des vaccinations. Il souhaitait que l'on fasse une pause, et qu'on "détoxifie". Cela a fait l'objet d'un choc : comment un médecin aussi expérimenté pouvait-il remettre en question un tel progrès scientifique ? Voulant investiguer le sujet, j'ai acheté à la biocoop un hors-série de la revue Alternative Santé l'impatient sur les vaccins. Le 2ème choc : il dressait un état des lieux de chaque maladie et de ses risques, ainsi que du vaccin et de ses risques. J'ai réalisé alors qu'on vaccinait pour des maladies n'existant plus en France, ou dont les risques étaient très faibles. J'ai été alerté sur les adjuvants.

Besoin de rationalité

Je suis une personne qu'on pourrait qualifier de "rationnelle" : j'ai eu besoin de me confronter à un "vrai livre". J'ai choisi Michel Georget (toujours à la biocoop!) : Vaccination : les vérités indésirables, tout simplement car le livre était gros ! Je voulais des chiffres, des courbes, des statistiques officielles, j'ai été servi ! Je ne m'en suis pas remis. Chaque chapitre apportait son lot d'informations "incroyables" car tellement en contradiction avec le discours officiel. Le comble, c'est que Michel Georget s'appliquait à puiser dans les sources officielles étatiques. Il ne supputait pas. Chacun de ses arguments était examiné à la loupe, et étayé par des dizaines de sources officielles internationales. Sa démonstration m'a fait comprendre que le recul des maladies relevait plus des progrès de l'hygiène que de la vaccination, et que l'innocuité de la vaccination était un mythe. 

C'est un tout !

Parallèlement à ce questionnement sur la vaccination (et plus globalement sur la santé), était en discussion dans notre couple la problématique de l'alimentation de nos deux enfants. Tout est lié. Nous nous sommes construits au fil de nos lectures, de nos rencontres entre parents, un ensemble de croyances : l'importance de l'allaitement, l'introduction le plus tard possible de certains aliments, manger bio, éviter ou limiter certains produits (lait de vache...), etc. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui s'inquiètent de ce qu'ils ingèrent à cause des pesticides, mais ces personnes se posent-elles la question de ce qu'on injecte aux enfants, directement dans le sang, sans qu'il y ait la barrière de la paroi intestinale ?... A quand les vaccins bio ?!!!  

Nous nous sommes forgés l'idée que le premier médicament, pour rester en bonne santé, ce sont les aliments. Lorsque notre 3ème enfant est arrivé, nous avons pris la décision de ne pas le vacciner, de même pour le 4ème et dernier enfant. Nous avons redoublé de vigilance, et nous avons pris au maximum la santé de nos enfants en main : soins naturels (homéopathie, huiles essentielles, oligothérapie...). Fini le célestene pour les aboiements de minuit !

De la chance ?

Si nos deux premiers enfants ont eu pas mal d'antibiotiques, les deux suivants (aujourd'hui âgés de 15 et 12 ans) n'en ont pas eu du tout, enfin... presque, j'y viens dans une seconde. Ils ont eu leurs petits soucis de santé, bien moins souvent que leurs camarades de classe. De la chance me direz-vous ? C'est une croyance comme une autre. Je crois plutôt que c'est le résultat d'une hygiène de vie et d'une attention de tous les jours : alimentation, sommeil, absence de tabac dans le cercle familial. Aux moindres signes de fatigue importante, mise au repos de l'enfant, en le retirant de la collectivité. Quant au benjamin, je raconte dans un chapitre l'épisode surréaliste de sa coqueluche (chapitre conviction) après sa 1ère et seule prise d'antibios. Attention : je ne suis pas contre les antibios. Mais comme on l'entend aujourd'hui à la radio : les antibiotiques, ce n'est pas automatique... Je me demande ce qu'en penserait ce médecin rencontré il y a 15 ans dans mon village : "Mes propres enfants ont été élevés aux antibios!" me dit-il alors. Il confondait sûrement avec le banania. J'ai changé de praticien depuis... On sait ce qu'il en est aujourd'hui : la résistance aux antibiotiques est une préoccupation majeure de nos scientifiques. Les germes pathogènes mutent et résistent. L'enfer est pavé de bonnes intentions, le remède devient pire que le mal.

Le soutien des associations

Après la lecture de Michel Georget, je me suis rapproché de la LNPLV. On se sent moins "seul" dans ses nouveaux choix, qui sont à contre-courant de la société. J'ai adhéré aux deux missions : informer, et militer pour le libre choix. J'ai continué à lire, Sylvie Simon notamment, pour mieux comprendre les coulisses du business des médicaments et des vaccins, ainsi que du traitement médiatique. J'ai eu ma phase où je cherchais à convaincre tout le monde que j'avais raison. J'ai rencontré plusieurs médecins : débats assez courts et stériles : je me suis aperçu qu'ils étaient sous informés. Quant aux autres parents, le sujet reste souvent tabou : on touche à l'intime, ou bien alors le degré d'ignorance est tel qu'il n'y a pas débat, ou bien encore le sujet soulève trop de peurs. Et puis, était-ce un "combat juste" ? Pourquoi convaincre les autres que j'avais raison, peut-être avais-je tort, peut-être étais-je irresponsable comme le disaient de nombreux médecins et médias ? Ensuite, auprès d'ALIS je me suis senti encore plus à ma place : celle d'être à l'écoute de parents qui se posaient les mêmes questions et surtout qui cherchaient la réponse à "Comment on fait si on ne veut pas vacciner ses enfants ?".

Un énorme puzzle

Au fil des ans, toujours plus de lectures, diverses, parfois sans aucun lien entre elles, et pourtant, des lectures qui nourrissent des réflexions, et offrent de nouveaux choix éducatifs et de vie. Nos enfants grandissent, et nous avec eux! Un pêle-mêle d'interrogations autour de la désobéissance civile, de la communication non violente, des OGM, des médias, savoir qui je suis (Je suis comme je suis d'Isabelle Nazare-Aga)... et j'en passe! Nous sommes le fruit d'un parcours, et dans ce site j'ai rassemblé un certain nombre de pièces du puzzle autour de cette thématique de la vaccination. Il m'est impossible de témoigner en restant sur un plan scientifique (ce dont je ne suis ni capable, ni légitime). C'est un tout, un système de croyances, le résultat d'une "équation personnelle" (pour reprendre Jung). Il me parait impossible de comprendre ma position de "pro libre choix à la vaccination" sans prendre le temps d'aborder tout un tas de sujets comme les croyances et les peurs (chapitres du dico illustré). 

Mais pourquoi mon engagement sur un tel sujet ?

Peut-être parce que le besoin de justice figure parmi mes valeurs principales, et que l'obligation vaccinale me paraît être une violence injuste pour ceux qui ne la souhaitent pas, et d'une grande illégitimité, pas seulement scientifique, mais aussi morale. Cette loi ne devrait pas avoir sa place dans notre démocratie.

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